Je ne me contente pas de dessiner de jolies lunettes. Quand j’ai créé SkyGear, je suis parti d’un problème de santé mal adressé et d’un niveau d’exigence que j’ai forgé dans deux univers qui ne tolèrent pas l’approximation : le sport de haut niveau et la protection balistique. Pour moi, une monture n’est pas un accessoire de mode, c’est d’abord un véritable équipement de protection où chaque détail doit servir une mission claire : bloquer les UV là où la majorité des lunettes échouent, tout en restant légères, stables et agréables à porter au quotidien. Aussi mon slogan prend tout son sens :
“SkyGear — la différence ? Essentiellement sur les côtés.”
Avant SkyGear, j’ai vécu deux vies. L’aviron de haut niveau, d’abord, qui m’a appris la précision du geste, l’humilité face à l’effort et la recherche d’efficacité dans la durée. Puis la conception d’équipements balistiques pour des forces de défense, où j’ai compris ce que signifie vraiment concevoir pour des personnes qui risquent leur vie : chaque courbure, chaque matériau, chaque millimètre de protection compte.
Quand je suis revenu dans le monde du sport, j’ai compris que les lunettes de soleil du quotidien – y compris certaines dites “sportives” – ne respectaient pas du tout ce niveau d’exigence, alors qu’elles touchent un organe aussi sensible que l’œil.
Le vrai problème, ce ne sont pas seulement les UV “de face”, mais ceux qui passent sur les côtés. En observant les lunettes citadines classiques et une grande partie de l’offre sportive, j’ai constaté la même erreur de conception : des formes droites, carrées ou rondes, des montures peu galbées qui laissent un corridor latéral aux UV. Visuellement, la face est “cachée”, mais en réalité, la pointe de l’œil et ses zones périphériques restent exposées, là où les rayons rasants pénètrent le plus facilement. Ce décalage entre la promesse marketing et la protection réelle est exactement ce que je combats avec SkyGear : je redessine la lunette à partir du trajet réel de la lumière et des UV, pas à partir des codes esthétiques dominants.
Concrètement, mes lunettes sont conçues comme une coque de protection enveloppante qui suit la morphologie du visage. Je mets l’accent sur la courbure horizontale et la couverture latérale pour créer une barrière continue autour de l’œil, sans point de fuite important pour les UV.